Eldar Chronicles - Chap I Part II - Urzil des crêtes sanglantes

Écrit par Izaë. Publié dans Eldar Chronicles

Voici le très attendu "Eldar Chronicles Chap I Part II" avec un certain Urzil :) Bonne lecture.

 
 
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2. Urzil des crêtes sanglantes

… Un homme roula au sol dans un lourd fracas d’armure métallique. Par réflexe, Erommir saisis le manche de son épée d’acier et la lanière de son bouclier scintillant. C’était Jagerbomb, qui avait probablement encore réussi à se trouver des ennuis. Trois hommes se tenaient debout face à lui. Ils riaient. L’un d’eux s’avança et était à présent dans la taverne.

« - C’est donc tout ce que tu es capable de faire gamin ? Je n’avais pas tords de penser que tu avais une trop grande estime de toi-même ! » De cet homme se tenant à l’antre du refuge, seuls le gris de ses cheveux et ses yeux marrons profond étaient visible. Le reste de son corps était recouvert de tissus ternes et d’épaisses fourrures. Il semblait ne pas souffrir du froid glacial qui se répandait peu à peu dans le refuge. Ses deux compagnons étaient eux aussi emmitouflés de fourrures. Ils portaient tous trois un tissus rouge sombre faisant office de ceinture.
« - Les bandits des crêtes sanglantes ! », ce fut la première pensée du tavernier lorsque ces hommes brisèrent le calme paisible des montagnes. Il faisait profil bas, de peur d’être détroussé de ses gains et des vivres de son établissement.

Le bandit aux cheveux gris, qui semblait être le chef, jeta un œil aux alentours analysant les personnes présentes dans la taverne puis, d’un air hilare proclama :
« Eh bien, qu’avons-nous là ? Du beau monde ! Nous n’allons pas rentrer les mains vides aujourd’hui compagnons ! Puis s’adressa au tavernier qui tentait de s’enfuir par la porte donnant sur les cuisines,
Et où comptes-tu donc aller Filbord ?
Le tavernier se stoppa net, et répondit d’une voix tremblante :
-Nulle part Urzil, je cherchais une cuillère qui s’est échappé de mes mains.
- Tu ne nous présente pas ta clientèle ? Ils m’ont l’air bien chargés… Peut-être pouvons-nous les délester de quelques affaires… encombrantes ?
Les deux autres hommes rirent de moquerie. Le chef des bandits reprit ; Mais avant toute choses, donnons à ce gamin la leçon qu’il mérite pour avoir voulu jouer les chevaliers de bas étage. »

Jager (comme il se faisait surnommé) n’était pas patient, il avait le sang chaud et ne pouvait résister à l’idée de foncer tête baissée dans un combat. Son sang était en train de bouillir, si bien que les veines rouges de ses yeux s’intensifiaient, telles les racines d’un arbre ensanglanté creusant un sol de neige.
Izae, Dryade et Erommir restaient assis, ne se souciant guerre de la sécurité de Jager, qui arrivait presque toujours à se sortir de situations plus improbables les unes que les autre. D’un mouvement très vif et puissant, il envoya valser cet homme qui l’avait rabaissé et humilié en public. Le coup fut portée latéralement dans la mâchoire d’Urzil Sangrépine qui tomba lourdement au sol.

« - Comment as-tu pu oser ?! Je ne vais pas seulement te vider de tes biens, je vais aussi te trancher la gor… » Il n’eu pas le temps de finir sa phrase que le froid d’une lame glissait déjà de sa propre nuque jusqu’à son cou.
- Pas si je te la tranche en premier. » Urzil leva les yeux et aperçu le sourire narquois de Nevii qui jubilait dans l’attente d’un faux mouvement du bandit pour exécuter son geste funeste.

Izae se leva lentement, soupirant et exaspéré par la situation, « Urzil, c’est ça ? Bien, je vais t’expliquer la situation puisque la neige semble t’avoir ralenti le cerveau. L’homme que tu appelles « gamin » est membre de notre communauté. Tu oses t’en prendre à un des nôtres avec l’aide de tes deux boniches tout en nous menaçant de nous détrousser ? Piètre malandrin que tu es, je pense savoir qui d’entre nous va recevoir une bonne leçon. »

Les deux autres bandits ne savaient comment réagir. Ils n’étaient pas bien vif d’esprit et avait pris l’habitude d’écouter les ordres d’Urzil, leur chef. Ce même chef, qui genou à terre, sentait cette lame exercer pression sur sa gorge et n’osait ni bouger, ni même parler. En s’adressant à sa docile proie, Nevii leur avait tourné le dos. Un des deux bandits vit l’occasion de pouvoir prendre avantage sur la situation et commença à dégainer lentement une dague de sa botte….
 
Syra
 
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