Eldar Chronicles - Chap I Part IX - Les Gemmes Ecarlates

Écrit par Izaë. Publié dans Eldar Chronicles

Heya!! Part 9 des Eldar Chronicles !! Et même pas en retard !! :D

 

 

9. Les gemmes écarlates

Toute sa vie, Erommir s’était efforcé de protéger les autres. Son bouclier a toujours été ce qu’il chérissait le plus. Abandonné à l’âge de 3 ans, il fut retrouvé au beau milieu d’un temple en ruine, dormant dans un magnifique bouclier bleu étincelant, qui lui faisait office de landau. Il a été recueilli par un forgeron qui lui a toujours appris à se défendre plutôt qu’à attaquer. Lui inculquant ainsi des valeurs de patience, de respect et d’anticipation.

Son bouclier fait partit de lui. Il est son seul lien avec le passé et il souhaite le conserver. Malgré l’insistance de Jager, Arguros et Syra de broyer, exploser, bruler ou bien fracasser le bouclier, la décision a été prise par l’ensemble du groupe, après une longue discussion, de ne pas détruire ce bouclier, trop précieux pour Erommir. Par contre, la vigilance doit être à un niveau maximum et si quelque chose de négatif se produit, il devra être détruit.

Ils décidèrent d’arpenter les couloirs à la recherches des ritualistes afin de prendre leur revanche une bonne fois pour toute. Ils ne savaient pas si c’était dû à la méfiance qu’ils avaient à présent à cause du bouclier, mais ils trouvaient Erommir très agressif, en colère. Qui pour une fois pensait d’abord à l’attaque plutôt qu’à la défense.

Sur le chemin, ils croisèrent 3 autres autels comme ils avaient vu. Le sang des victimes était encore frais. De nombreux sacrifices avaient lieu dans ce gouffre qui prenait de plus en plus des aspects de temple sectaire plutôt que de souterrain. Nevii remarqua qu’une encoche permettait d’insérer et de retirer un objet de petite taille sur les autels de glace. Mais il ne sut pas identifier à quoi cela pourrait bien servir.

Par la suite, ils croisèrent des groupes de ritualistes. Sans grandes difficultés, leur compte était réglé. Les combats étaient courts mais d’une grande violence. C’est comme si Erommir prenait plaisir à massacrer les ritualistes. Ce n'était pas choquant de voir Nevii et Jager prendre du plaisir à fracasser les ennemis. Mais malgré la profonde aversion qu’avait Erommir envers ce type de personnes, il était surprenant de le voir dans un tel état. C’est à ce moment-là qu’Izae eu une idée de génie !
« Et si on s’équipait de leurs vêtement ? Ca nous permettrait de passer inaperçu ! Et de pouvoir retrouver leur chef pour lui montrer que dans sa bouche, son sang sera plus aigre que ce qu’il pensait.
- Je vais lui montrer qu’il n’y a pas que le sang qui a le gout du fer ! - répondit Jager, tout en caressant la lame de son espadon.
- Tâchons de garder notre sang froid ! - enchaîna Syra, terriblement fier de sa blague !
- Soyons sang pitié...» répliqua Arguros en tentant d'imiter la voix sombre des ritualistes mais qui finit par rire de sa propre farce.

Ils arrivèrent, accoutrés de sombres habits et de ceintures pourpres, face à une gigantesque porte de plusieurs mètres de haut. En s’approchant, ils pouvaient entendre un brouhaha incessant, comme si de nombreuses personnes discutaient derrière cette porte. Après une longue hésitation, tout en prenant une grande inspiration, Izae poussa la porte qui donnait en réalité sur une salle immense. Une centaine de personnes se tenaient la répétant encore et toujours la même phrase en langue noire : « Eznogh Kras Tismir ».

La salle était éclairée par de nombreuses torches, trois énormes colonnes maintenaient le plafond. Un autel faisait office de table et quelques objets étaient posés dessus. Il était impossible de distinguer quels types d’objet se tenaient là, puisqu’ils étaient trop loin. Ils décidèrent de s’infiltrer au milieu de cette foule inquiétante, masquant leur visage dans leur capuche de ritualiste chaque fois qu’ils croisaient le regard d’un autre.

Un homme en tenue de ritualiste était enchaîné sur le mur du fond, à une hauteur vertigineuse. Ces cheveux gris pales semblaient familiers à Jager et Nevii qui reconnurent peu à peu Urzil Sangrépine. Que faisait-il dans cette mauvaise posture ? Pourquoi portait-il les noirs habits des ritualistes ? Ces questions qui traversaient leur esprit restaient sans réponse. Devant lui se tenait le chef des ritualistes, celui qui avait donné vie à la statue de pierre. Il prononça des phrases en langue noire, avant de poser un très gros livre sur la table..

Ce livre semblait très ancien et était orné de nombreux symboles. Lorsque le ritualiste cessa ces incantations et lorsqu’il ouvrit le livre, des flammes apparurent. L’ensemble de la foule ritualiste répéta une fois de plus cette fameuse phrase qui était inconnu au groupe : « Eznogh Kras Tismir ». Un visage démoniaque apparaissait des flammes. Petit à petit, une silhouette de feu se dessinait autour de cette tête démoniaque. Mais cet être ne semblait pas avoir d’apparence physique, telle une âme perdue, sans corps pour la recueillir. Ses yeux s’enflammèrent à leurs tours, puis le démon prononça trois mots : « Eznogh Kras Kastar ! ».

Erommir n’en croyait pas ses yeux, une terrible haine s’installait dans son esprit. Il était en train de perdre le contrôle. Izae le tenait par le bras, comme pour le soutenir et lui rappeler que la situation actuelle ne laissait pas de place à l’erreur. Dryade était fascinée par ce livre, elle sentait un irrépressible besoin de s’en emparer. C’était l’un des plus puissants artefacts qu’elle n’avait jamais vu.

Le chef ritualiste tenait quelque chose dans sa main : une gemme rouge sombre, qui s’apparentait à un rubis, bien trop abimé par le temps. Il le dirigea en direction du bandit des crêtes sanglantes, qui implorait la pitié. C’est au moment où les incantations commencèrent que la poitrine d’Urzil semblait se gonfler. Il criait de douleur et Nevii compris que ça devait être insoutenable, vu la nature des cris du bandit. Au moment où l’on s’attendait à ce que son torse explose, une quantité phénoménale de sang s’expulsa de son corps, traversant la chair et les os, avant de se réfugier dans la gemme qui scintillait à présent d’une vive lumière écarlate. Urzil Sangrépine ne criait plus, il ne bougeait plus, il semblait avoir été vidé de toute énergie et s’apparentait maintenant plus à un squelette qu’un humain.

Le ritualiste leva la gemme au ciel, baragouinant à nouveau, face à un genre de cadran, qui se tenait sur la table, non loin du livre d’où était sorti le démon. Ce cadran possédait 4 gemmes rouges qui semblaient être incrustées dans le fer. Deux emplacements étaient libres ; jusqu’à ce que le ritualiste y positionne la gemme, qui avait récolté le sang d’Urzil Sangrépine à l’instant. Les flammes s’intensifièrent autour du livre et la projection du démon semblait plus grande et plus menaçante.
« Nôtre maître sera bientôt parmi nous, mes frères ! Une fois que Glirn posera la dernière gemme manquante sur le réceptacle, le sang se mettra à couler, et inondera le monde dans des ténèbres écarlates ! »
« Ikyor ! Ikyor ! Ikyor ! » crièrent l'ensemble des ritualistes en se tapant sur le torse.
« Glirn approche donc ! Tu vas avoir l’honneur de libérer notre maître !»

Arguros sentait une puissante énergie se dégager de la poche de la robe du ritualiste qu’il portait actuellement. Il mit sa main dedans à la recherche de la source de cette puissance. Jager, Izae et Erommir regardait la main d’Arguros, qui sortait lentement de la poche. Une lueur rouge s’échappait d’entre ses doigts. Il ouvrit la main lentement, laissant apparaitre une gemme rouge exactement similaire aux 5 autres ornant le réceptacle. La lueur rayonnante de l’artefact attira l’attention de tout le monde dans la salle mais surtout celle du chef ritualiste, qui fronçant un sourcil d’un air perplexe, se mit à hurler :
« Ce n’est pas Glirn ! C’est un imposteur ! Récupérez la gemme ! Tuez-le !!!! »

Tous les regards se posaient à présent sur le groupe, totalement encerclé dans cette foule d’adeptes d’Ikyor...